SEMAINE POUR LA RELIGION AFRICAINE: MES NOTES

Voici la version développée de mes notes prises lors de la Semaine pour la Religion Africaine qui a commencé le 7 mai à Bruxelles, et m’a donné le privilège immense de rencontrer deux « Kulutu » (doyen, ainé) que sont Mbog Bassong et Doumbi Fakoly.

MBOG BASSONG

En débutant son intervention, le Kulutu MBOG BASSONG a mis les points sur les I en disant « Nous devons retourner à nous. Cesser d’être l’autre et redevenir Nous ». Car la première erreur, ignorance de l’Afrique c’est l’ignorance de ce qu’il a été et le projet pour lui même. Il faut commencer par se poser les bonnes questions, à savoir « Où avons-nous été battu? ». La défaite de l’Afrique a certes été militaire car nous étions moins bien équipés que les envahisseurs européens et arabes. Mais cette défaite a été profonde et perpétuelle dès le moment où nous avons été battu sur 3 points primordiaux:

  • La Spiritualité Ancestrale, car nous avons abandonné NOS spiritualités. Ces dernières accompagnent la « religion » (les institutions qui font la spiritualité).
  • La Science et l’éducation selon nous: nous ne savons plus comment nous comporter selon nos traditions et être en accord avec notre paradigme.
  • Les institutions et capitalisme

1- LA SPIRITUALITÉ

L’Esprit, dans le sens cosmique, et non réligieux comme dicté par le dogme véhiculé par les religions dites du « Livre », ce qui nous commande de comprendre et de voir le monde d’une façon qui nous est propre. L’Est crée le paradigme.

Et dans ce qui touche à la compréhension de l’Esprit, c’est notre cerveau qui est le problème, notre manière de raisonner, de philosopher selon des codes, des critères de pensée que nous ne maitrisons pas et ne maitriserons jamais, et non notre coeur (qui est une métaphore de la comprehension par l’Esprit) car c’est lui qui interprête ce que notre corps perçoit (par nos sens).

Dans le paradigme « religieux » africain, l’homme noir voit dans l’Animal son maître. Les animaux lui enseignent naturellement par leurs comportements, les bons comportements qui preservent sa vie, son groupe et son environnement, c’est à dire, le sens de l’observation de la nature et le respect de son équilibre. Dieu n’est pas un être lointain qui a pouvoir de vie ou de mort. Et ceux qui aiment dieu, sont ceux qui savent être en harmonie avec la nature.

La spiritualité est ce que la Nature (c’est à dire Dieu) a donné à tous les peuples. Mais l’homme raisonne différement de par son état matériel. Donc, il décrit Dieu différement selon ses traditions, cultures, coutumes… Mais pour l’africain, Dieu est l’émanation de la Nature observée. Cr dans la spiritualité africaine il est question de suivre ce que la Nature enseigne pour comprendre qui est Dieu.

La bonne définition de la Religion serait et devrait être, pour nous africain, la manifestation matérielle de ce que la spiritualité propose, c’est à dire de ce que la Nature (ordre et désordre organisés et s’équilibrants l’un l’autre) nous enseigne. Et c’est quand la spiritualité veut s’institutionnaliser (religion) qu’il faut décider de beaucoup de choses pratiques et concrètes (comme la liturgie). Mais le Kulutu Doumby a fait remarquer que, contrairement aux croyances dites du « Livre », la Nature (Dieu) ne devrait pas faire l’objet de prières incéssantes car si les prières résolvaient réellement les choses, il y a bien longtemps que l’Afrique serait sortit de sa misère. Beaucoup se trompent dans leur approche de Dieu, et sur le respect à la Nature. Dans l’Afrique Ancestrale, un savant était un prêtre et un prêtre était un savant. Donc l’expression en Lingala « Nganga na/ya Nzambe », qui donne « Savant/médecin/scientifique de Dieu » si on le traduit littérallement en français, prend tout son sens.

2- L’EDUCATION ET SCIENCE

L’occupation européenne (militaire, économique et culturelle) de l’Afrique, voire du monde, appelée à tord par le jolie mot « colonisation », avait et a encore pour rôle de détruire ce qu’avaient mis en place les africains sur le plan éducatif et social pour la substituer par une éducation européenne bonne à créer des esclaves mentaux pour péreniser « l’oeuvre civilisatrice » de gens comme Leopold II de Belgique. Remplacer une éducation millénaire, adaptée à des autochtones en la remplaçant de manière forcée et brutale par une autre c’est freiner le développement de ces peuples autochtones et donc créer des problèmes sur plusieurs générations. La « colonisation » devrait être reconnue par les africains mais aussi d’autres peuples comme un crime contre l’humanité.

Une de nos fautes a été, et est encore, de croire que les écoles des autres (drame pour nous) peuvent nous rendre meilleures. L’instruction forge la manière de penser. Est-ce que les cursus scolaires et universitaires occidentaux de ces trois cent dernières années sont faites pour forger les esprits africains dans un paradigme africain ou occidental? Voyez les élites qui gouvernent d’Afrique depuis soixante ans et vous en aurez la réponse, pour la très grande majorité d’entre eux, jusqu’à nos jours.

Ces institutions font croire que le progrès c’est de posséder des instruments modernes et de ressembler aux pays occidentaux. Or, plus on a les instruments de l’Occident (mode de pensée, de création, d’exploitation et de production), plus nous sommes faibles et moins nous nous organisons (efficacement). Pourquoi? Parce que nous restons tributaires d’outils de pensée, de création, d’exploitation et de production crées par d’autres pour asseoir leur hégémonie spirituelle, culturelle, politique, et j’en passe.

Notre faiblesse nous rend complice de notre défaite. Car en étant faible, dans tous les sens du terme, nous ne tirons pas le groupe vers le haut. Et cette faiblesse se manifeste dans nos systèmes de pensée face à l’occident, le syndrôme du larbin ou la crainte du maitre même quand il est absent. C’est à dire la mystification de l’Occidental qui est forcément vu comme meilleur, plus fort, plus intélligent, plus beau, belle, etc…

Le plus grand défi de l’Afrique est celui de changer l’éducation, c’est à dire mettre un contenu profondément afro-centré sur base de théories africaines par des africains (droits, économies, astrologie, astronomie, philosophie…). Il faut tout refaire, recréer mais aussi remettre en avant des théories selon le paradigme africain (et ce qu’ont pensé nos ancêtres), les mettre dans les LIVRES et tous autres supports « modernes » de propagation rapide et massive… Loin de chercher à faire compliqué, il ne faut pas tenter de refaire le monde. Les contenus existent déjà, ils existent depuis des millénaires car les sciences, la philosophie, la médecine sont nés en Afrique, bien avant Rome, Athènes et même le Monde Arabe. Et cette « théorie », à mettre en guise de contenu, n’est autre que la Tradition (pas dans le sens folkorique comme la colonisation et l’assistanat culturel l’ont véhiculés). C’est la manière de s’organiser, de penser, de concevoir. Ces traditions viennent des croyances (spiritualité).

La science, elle-même, est portée par la religion. La science n’est pas universelle, elle se calcque sur les Traditions des uns et des autres. Ce qui est universel ce sont les résultats des travaux de science. La science c’est la mise en forme de sa propre culture en vue d’en faire un vecteur de connaissance. Et l’on verra, dans le troisième point qu’il y a une relation etroite entre science et institutions.

3- INSTITUTIONS

Une institution ou institutionaliser est la maniere de mettre les choses ensemble pour que la communauté puisse atteindre un but. Car comment peut-on croire développer sa nation en utilisant/dépendant des institutions des autres ? Nous avions des institutions dont le but était de prévenir les problèmes, par la Tradition et les coutumes, de les gerer.

La question du capitalisme est une question avant tout spirituelle. Car le vrai but du capitalisme est de tuer. Le capitalisme est donc contraire à la Tradition et aux coutumes africaines car il est inconcevable de s’enrichir seul et qu’autour personne n’ait. Le manque de partage est une hérésie dans la Tradition et les coutumes africaines. Donc le capitalisme est un mécanisme de pensée à combattre d’abord spirituellement mais aussi économiquement, socialement et… militairement. Car il utilise ces mêmes vecteurs contre l’Afrique et tous ceux qui s’opposent à Lui.

Si nous n’organisons pas la spiritualité africaine, si nous ne prenons pas le temps de le faire, dans 100 ans l’Afrique ne sera plus. Il y aura des africains mais des africains sans « âmes » africaines. Le mondialisme nous appelle a manger à la table des puissants mais derrière, ils nous tuent car ils aiment l’Afrique mais pas les africains.

DOUMBI FALOKI

Le Kulutu Doumby Faloky a débuté son intervention en disant « La Religion africaine doit inspirer nos comportements et attitudes ». Le mot « religion » a supplenté les mots « Coutume » et « Tradition ». Avant que le terme religion ne soit inventé, toutes les valeurs associées à ce mot existaient déjà. Tout ce que la religion dit, a déjà été. Donc la ou les « religions », telles que perçues et pratiquées de nos jours, ne nous apportent rien de nouveau.

Selon le Kulutu Doumby, la « religion » n’existe pas, seul la Tradition est vérité car « Religion » n’est pas un mot ancien. Il est récent, il est tout nouveau et cela crée la grande confusion dans les esprits de ceux à qui ont fait mélanger le tout car, « le problème de l’africain est d’imiter comme un singe et de repeter comme un pérroquet », dit le Kulutu Doumby. Il doit se remettre en question, c’est à dire revisiter la Tradition, retourner à ce que ses ancêtres ont pensé, crée et été.

En parlant du rapport entre Dieu, dit le Père et ses enfants, le Kulutu Doumby rajoute: « Si un Père devait parler à quelqu’un, il parlerait d’abord à ses Fils et Filles ainés à qui il transmettrait en primeur son savoir et sa connaissance. Il ne sauterait pas ces derniers pour l’enseigner à son cadet tout juste venu au monde. Car nul ne peut de nous jours l’ignorer: « l’Humanité est née en Afrique ».

Nous sommes, nous les êtres humains, la dernière réalisation de la Création, c’est à dire une synthèse de sa réalité. Raison pour laquelle l’écologie est et a toujours été sacrée pour l’africain. C’est ainsi que de nos jours encore, on demande permission (à la Nature et aux ancêtres) avant de couper une plante ou de tuer animal. Des peuples premiers comme les pygmés demandent d’ailleurs pardon à l’animal après avoir l’avoir tué. Et le chasseur qui a tué la bête n’en mange pas la viande.

Concernant le sacro saint « accès  au paradis » ou au « Salut », cher à certaines personnes de certaines confétions, personne ne peut dépendre de quelqu’un pour acceder à ce que l’on appelle communément de nos jours le « Paradis », et Les anciens africains le savaient. Pour eux, il existait deux types d’enseignements sur le Paradis et l’Enfer: l’enseignement profane et l’enseignement initiatique. Et avant d’aller plus loin, le Kulutu Doumby s’attarde sur quelques petits détails importants comme, le fait de rappeler que « Dieu est parcel et totalité de sa création», c’est à dire, il n’est pas toute sa création, car une création c’est un être (minéral, végétal, animal ou humain) autonome et indépendant. Une créature est faite pour être elle-même. Mais en même temps, Dieu est la totalité de sa création car il se trouve dans chaque espèce, dans chaque être et forme de vie.

Dans le paradigme africain, selon nos ancêtres, le thème de « jugement dernier » ne voulait pas dire la fin de tout, la punition des « mauvais », la récompense pour les « bons » (ceux qui auront cru en un tel ou un tel) mais plutôt la fin d’un cycle complet de réincarnation. Il y s’attarde à nouveau en faisant savoir que l’on ne se réincarne pas à la première occasion mais au bon moment, à la bonne époque. Ce qui est appelé « Don de l’Esprit » selon le paradigme judéo-chrétien (dixit les auteurs de la Bible), n’est qu’une accumulation d’expériences d’une personne, d’un ancêtre qui revient dans le monde des Vivants mettre son talent au service de l’humanité.

Un fait qui m’a interpellé est celui sur ce que nous appellons les QUARANTE JOURS. nombres de jours écoulés après le décès d’un défunt dont on dit que c’est le jour où les os de la nuque se détachent ou se rompent, les anciens aricains l’appelaient le jugement individuel du mort, le moment où les actes de la vie du défunt défileraient devant ses yeux. Il semblerait que ce terme datant de plusieurs millénaires avant l’ère actuel, a connu des variations et que son vrai sens aurait changé petit à petit mais que le fondement de base soit resté, celui de la date butoire du quarantième jour. Un code, un rituel partagé, là aussi par plusieurs peuples africains. Ceci confirmant les travaux de Cheik anta Diop sur « l’Unité Culturelle de l’Afrique Noire ». Et pour affirmer ses propos sur cette unité, le Kulutu Doumby rappelle plusieurs fois que peu importe les schismes dans le christianisme, le tronc commun et JESUS, peu importe les schismes dans l’islam, le tronc commun et MAHOMET, peu importe les schismes en orient le tronc commun est BUDDHA ou CONFICIUS, etc… Il en va de même pour l’AFrique Noire, il existe un tronc commun dont il n’a pas cité le nom mais que je pense être la MAAT.

Ensuite, avant de conclure, le Kulutu Doumby va revenir sur le SAVOIR et la CONNAISSANCE en disant: « Le savoir est profane et ésotérique. Il peut être distribué à tous. Mais la connaissance est éxotérique, elle est distribuée aux initiés (les secrets de l’invisible). En gros, avoir le savoir c’est avoir l’information, la bonne, la vraie. Celle là peut être donné à tous pour le bien du groupe, et le salut de la communauté ainsi que sa cohésion en cas de trouble. Mais la connaissance, qui veut dire « NAITRE AVEC (l’idée que la Nature donne par Naissance), et réservée aux initiés, celle là est plus que le savoir car avoir la capacité de faire, de créer, de RATIONALISER PAR RAPPORT AU DIVIN. C’est à dire Faire comme Lui, faire comme la Nature, operer par des actes dits de magie qui en gros ne sont que de la science, de la physique quantique pour certains faits. Mais la sorcellerie est partout car les gens a qui l’ont a donné la CONNAISSANCE ne sont plus des initiés mais surtout sont incontrolés.

Des questions posées par le public, une réponse du Kulutu Doumbi Faloky me fait beaucoup reflechir « Lorsque vous invoqué les ancetres des autres vous nourrissent leurs égrégores et renforcez leurs énergies au détriment des vôtres. En invoquant le nom des divinités des autres, vous faites pareil, vous les rendez plus puissantes (création et renforcement de leurs égrégores) sur le plan énergétique de telle sorte qu’en se manifestant, ils se manifestent avec puissance ». Dus coup, je me rend compte de l’importance que j’ai toujours accorder à prononcer le nom de mes aieux, tans paternels que maternels mais aussi de celui dans la mythologie de mon peuple, les Ngombè, est notre ancestre primordial, nommé Akongo ainsi que de tous les énergies spirituelles et cosmiques que je retrouve dans mon emblème le Nkoy (léopard).

Dans le prologue du premier tome de mon roman LES CHRONIQUES DE L’EMPIRE NTU, je cite une phrase qui m’est devenue chère sur le plan de la transmission énergétique (entre mes ascendants, moi, mes enfantset ma descendances) et qui avec le temps prend toute son importance:

« Nos héros et héroïnes meurent définitivement lorsque nous ne prononçons plus leurs noms et cessons de raconter leurs hauts faits… « 

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Photos par Koua Dio

Showing 5 comments
  • M. Teflan
    Répondre

    Magnifique article…
    Ta stimuler ma curiosité
    J’ai du travail affaire-la
    Merci!!

    • Momi M'buze
      Répondre

      MErci à toi sista… Nous qui savons, et avons entendu, portons le fardeau de trasnmettre à ceux qui ni vu ni entendu ce qui a été dit…

  • Pééna Maliga Man
    Répondre

    Cher Momi M’buze,
    Merci pour tes notes que j’ai lu avec intérêt. Tu as aiguisé ma curiosité sur cette semaine pour la religion Africaine.
    Il est évident que l’Afrique Noire recule (aussi) à cause des religions importées (christianisme/islam/judaïsme, autres), et je suis d’accord en partie avec tous les mouvements panafricains qui disent les vérités sur ces religions abrahamiques patriarcales et sanguinaires.
    Le monothéisme abrahamique est en effet une régression monumentale dans l’histoire de l’humanité, pas que de l’Afrique, mais de toute l’humanité.
    On est d’accord.
    Par contre, dans cet effort de « RENAISSANCE », il y a un gros problème/piège dans lequel Mbombog Mbog Bassong et bien d’autres sont tombés.
    Dans cet élan de rétablir la religion/spiritualité ancestrale, Bassong la relie avec LES SCIENCES EXACTES. Il y a vice de forme. Il n’existe aucun lien formel entre la spiritualité et la PHYSIQUE QUANTIQUE. AUCUN.
    Certains phénomènes dits « paranormaux » ou « magiques » à tort sont explicables par des arguments rationnels avec les nouvelles connaissances de notre temps (science de la complexité). C’est dommage parce que du coup, la théorie du tout de Bassong est pseudoscientifique.
    Les égyptiens anciens avaient (comme tous les autres peuples) des physiciens dans leurs écoles, et on a des noms (Peseshet, Merit-Ptah etc.), mais ils ne connaissaient pas la Physique Quantique, qui est apparue au XXe siècle. Dire cela n’est pas minimisé la culture égyptienne, c’est juste être FRANC. Paradoxalement, en voulant donner du crédit à la spiritualité égyptienne, les KAMITES finissent par faire dire aux anciens égyptiens ce que les anciens égyptiens n’ont pas dit. Ce n’est pas leur rendre service. Les égyptiens faisaient avec les « meilleurs moyens » de leur temps, et nous devons aujourd’hui faire avec les « meilleurs moyens » du nôtre. D’ailleurs, la spiritualité égyptienne est suffisamment belle pour qu’on ressente le besoin d’en rajouter avec des idées concordistes de ce type.
    Rappel : le concordisme est une technique apologétique et prosélyte qui consiste à raccorder de force les découvertes scientifiques modernes avec les textes sacrés anciens (technique utilisée par l’Islam et le Christianisme).
    Sans se rendre compte, Bassong fait du concordisme avec son livre « Religion Africain, de la Cosmologie Quantique à la Symbolique de Dieu ». En Égypte Antique, il s’agissait de « cosmogonie » et non pas encore de « cosmologie » en tant que telle. Les égyptiens ne connaissaient pas le rayonnement du corps noir à l’équilibre thermique, ni l’effet photoélectrique, ni même la constitution d’un atome… Apprécions cette civilisation pour ce qu’elle est, nous n’avons pas besoin d’en rajouter.
    NOTE POSITIVE. Il ne faut pas croire que l’Afrique scientifique n’avance pas, elle avance. J’ai publié une rétrospective 2015 des avancées annuelles.

    https://www.facebook.com/notes/man-maliga/r%C3%A9trospective-2015-la-liste-des-bonnes-initiatives-scientifiques-africaines-de-2/1544251039227058
    Quand on sait d’où l’on part, il y a de quoi dire que c’est ENCOURAGEANT. Les scientifiques Africains ne sont pas des « répétiteurs de la science des autres », c’est faux. On manque juste certainement d’intellectuels plus « indépendants »…
    Dernière chose : la science est UNIVERSELLE. Elle s’appuie sur un langage et un outillage utilisés par une communauté internationale de chercheurs partout dans le monde. La nuance que Bassong n’a pas bien saisi, c’est que c’est un UNIVERSEL INCOMPLET, dans le sens où la science ne peut répondre qu’aux questions de son périmètre. La science est donc « universelle » (pas complètement), mais c’est SA RÉUTILISATION/SON APPLICATION qui est LOCALE (ou relative). C’est la raison pour laquelle Pythagore a pu apprendre la science en Égypte (vu qu’elle est universelle), et l’appliquer localement chez lui. Tu cernes la nuance subtile ? Il y a un « jeu dialectique » à prendre en compte.

    N’hésite pas si tu as des questions, je suis disponible en MP.
    https://www.youtube.com/watch?v=ZSI5IK8Lu8s

    Merci,
    Fraternellement

    Man Pééna Maliga

    • Momi M'buze
      Répondre

      un ENORME merci à vous pour votre contribution car nous possédons tous une parcelle du divin donc de la science même. Je pense que tuot ceci est bien car rentre dans le cadre du débat qui nous mènera vers l’excellence.

      En tout cas, je ne peux que saluer votre analyse de la chose. N’étant pas expert dans le domaine, je ne saurai m’avancer ici et là.

      Ce que je peux dire est que, oui, nous accordons sans doute des choses aux anciens égyptiens qu’eux même ne « connaissaient pas » sous la même desription que nous en avons aujourd’hui. Oui, dans ce sens là, vous avez totalement raison, je pense.

      Ce pendant, il se peut qu’ils connaissaient mais ne les expliquaient pas comme nous actuellement, justement parce que nosu possédons des connaissances mises à jour et des outils plus poussés ainsi que des théories scientifiques bien plus élaborées. Mais celà, n’empêche pas qu’eux, les anciens égyptiens, ont pu ou du déjà emettre ces théories. Un exemple fort nous vient des Dogons. Ils avaient une connaissance surprenante de l’astronomie qui défi celle de notre « temps » mais grâce aux moyens actuellement, nous parvenons à les comprendre. La question est, est-ce qu’eux comprendraient certaines théories de l’univers de la science dit moderne? le débat est ouvert.

      Donc oui, il est bien question d’interprétations. Mais la science est avec tout OBSERVATION & INTERPRETATION de ce que l’on a observé car la Nature ne viendra pas nous faire asseoir sur un banc et nous explioquer comme elle fonctionne (rire).

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