Relations belgo-congolaises : les racines profondes d’un mal persistant (texte publié en 2010)

Un dicton populaire dit : « vaut mieux la fin d’une chose que son commencement ». Cependant dans le cas de la relation entre la Belgique et ce que l’on appelle communément la République « Démocratique » du Congo, nous parlerons plutôt en terme « d’aboutissement d’une coopération bilatérale forte à une période ou un moment donnés ».

Le commencement fût déjà marqué par des erreurs aux conséquences graves en termes de formation et de préparation des élites. Quoi de plus normal de la part d’un système dont le but n’était pas l’émancipation, l’autodétermination mais plutôt l’assimilation forcée et la soumission pure et simple des populations autochtones.

Ce mauvais départ engendra l’assistanat et non l’indépendance intellectuelle. Du coup ! Pas de coopération d’égal à égal comme un peu partout en Afrique. Le mal reste présent vu la place prépondérante qu’occupe toujours la Belgique lors des tensions dans la région des Grands Lacs, à l’instar de parents d’élève convoqués par le directeur d’école.

Cette situation, de quasi totale exclusivité à l’image de la Francafrique, chère à certaines personnes, est encore entretenue par des hommes et des femmes, tant à Bruxelles qu’à Kinshasa, restés figés mentalement (consciemment ou inconsciemment ?) dans une relation de rapport de maître à serviteur, quoique l’on essaie de nous faire croire depuis un certains temps…

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