Congolais

Je suis le fils d’un homme et d’une femme issus de cette terre qui les a vu naître et grandir. Mais pour moi, être congolais ne se limite pas au « droit du sang » ou « droit du sol » mais bien par l’amour que je porte à cette terre, à son peuple, son histoire, ses coutumes, ses traditions et sa culture. Je suis Mongala par mon père, tribu des Ngombè par mon grand-père Xavier Noogwani et tribu des Kpala par ma grand-mère Mbula Léonie: peuples de forgerons, de chasseurs et aussi de guerriers.

Par ma mère, je suis d’un peu partout à la fois, Mukongo de la province du Bandundu par mon arrière-grand-père, belge par mon Arrière-Arrière-Grand-Père, Mr Loiseau venu de sa Belgique natale pour trouver fortune en Afrique Centrale à l’époque de l’Etat Indépendant du Congo. Son nom se perpétua du côté de la lignée paternelle de ma mère jusqu’à la politique de l’authenticité chère au feu Maréchal Mobutu. Je suis aussi Muswahili, des tribus Lega et Songye du côté de ma grand-Mère et arrière-Grande-Mère dont le surnom était « Mutakatifwé » c’est à dire la Sainte.

Mais je me définis avant tout par mon nom qui est aussi un résumé de mon caractère: ATAYE MIEKO MOMI, en langue Ngombè qui veut dire « L’Homme qui ne renonce jamais jusqu’à trouver une solution la plus satisfaisant pour lui » et se traduit en lingala par « Mobila a lembaka likambo te » qui veut dire « un Homme (un vrai) se lasse jamais d’une charge (la sienne) ». Mon nom est une de ces racines qui m’attache à ma Nation Congolaise, et c’est un patrimoine que je porte, partage et perpétue par ma propre descendance.

Je m’insère en tant qu’un individu devant s’épanouir au sein de son groupe que je me dois de valoriser par tous les moyens à ma portée et selon mes capacités. Selon moi, est congolais celui qui aime ce pays et sa population mais surtout qui agit et pose des actions dans le sens de sa valorisation.