Auteur

Je suis de cette génération, éduquée, décomplexée et visionnaire qui sait que ce que l’on a reçu et emmagasiné, nous nous devons de le restituer, de le partager avec le plus grand nombre. Et quoi de mieux que l’écriture. L’écriture, cet art que j’ai développé depuis ces années où, penché sur une feuille, j’écrivais des rimes pour des chansons gospel et HipHop engagées mais aussi en écrivant mes premières publications sur des sujets en rapport avec mon pays.

J’ai eu pour mentor un Maître en matière d’externalisation de la pensée, mon père. De lui, je garde cette parole qui dit « La Lecture est la Nourriture de l’Esprit ». Une phrase qu’il m’a dit alors que je n’avais que onze ans et que je commençais à m’intéresser à la multitudes d’ouvrages dans sa bibliothèque à la maison familiale à Kinshasa. Et depuis à cette citation j’ai joint la mienne « L’écriture est la manifestation de ce que l’on est, et que l’on a, au-dedans de soi ».

J’aime lire, m’instruire afin de m’armer « (…) de connaissances et de science jusqu’aux dents » comme l’a dit le très honorable savant noir Cheik Anta Diop. Et j’aime écrire car je me sens redevable envers mon peuple, le peuple noir et l’humanité de ce savoir, aussi humble soit-il, dont je dispose et qui pourrait être un facteur non négligeable d’influence positive sur d’autres qui pourraient, par ce biais devenir de grandes figures et faire de grandes choses. Ecrire c’est transmettre. Il ne faut pas que le fil de la transmission soit rompu entre les générations, lisons, pensons, écrivons et agissons.