KWANZAA 2015: Jour 7, IMANI (la Foi)

« Faites vos premiers pas avec foi. Vous n’avez pas besoin de voir tout l’escalier, montez seulement sur la première marche. » Martin LUTHER KING, fils

La foi n’est pas une chose liée exclusivement à une opinion religieuse. Elle est avant tout liée à l’espérance que l’on a, à la conviction que « demain çà ira », où encore à « oui, je peux le faire ». A mon sens, il est vraiment question de cela, l’espérance, le fait de regarder plus loin que la difficulté actuelle, le fait de supporter aujourd’hui pour jubiler demain, le fait de travailler aujourd’hui pour écolter demain… Oui, la foi, c’est l’espérance.

Et cette espérance se batît par un travail sur soi même et avec les siens (Ujima), sur des projets que l’on même et qui génère des effets positifs qui nous rendent puissants (Ujamaa). Cette foi se renforce par la convergeance des énergies (Umoja) avançant dans la même direction, du moins vers un même but (Nia). Et le fait de trouver soi même ou en groupe mais surtout pour sa communauté des solutions aux problèmes (Kuumba) qu’elle rencontre. Voir cette communauté se lever d’un seul homme et décider par elle même et pour elle même de ce qu’elle veut être (Kujichagulia) donne à cette espérance une dimension plus grande qui permettra de passer au-dessus des difficultés visibles de nos yeux et voir le succès encore invisible.

C’est cette espérance qu’il faut semer, entretenir et faire grandir. Il faut la nourrir de nos succès mais aussi des leçons à retenir de nos echecs afin de faire mieux. Nos ancêtres ont vécu avec cette espérance, que ce soit en Afrique, que ce soit ceux qui ont quitté le continent pour s’établir ailleurs comme ceux qui ont été pris de force lors du Yovodah, le plus grand génocide humain de tous les temps et qui rstera à jamais inégalé. Plusieurs siècles après ces malheurs, plusieurs siècles après ces souffrances, nous sommes encore là, nous n’avons pas disparu, nous n’avons pas baisser les armes et surtout nous sommes résilients.

Un proverbe populaire dit, « ce qui ne te tue pas te rend plus fort ». Nous sommes vivant, plus que vivant même car nous n’avons pas disparu de la surface de la terre, parce que de génération en génération, nous avons porté cete espérance, transmise comme un flambeau depuis l’aube de l’Humanité en Afrique à ce jour. Alors gardons cette espérance, entretenons cette foi et propageons là parmi les nôtres.

Et je terminerai par un proverbe bantu refletant dans mon esprit cette espérance, cete foi transmise depuis la nuit des temps, « Nos Morts ne sont pas morts, ils sont en Nous, ils sont parmi Nous et avec Nous ». Je rend hommage à chacun de mes Pères et à chacune de mes Mères, depuis l’Aube des Temps à ce jour, dont un hommage appuyé à mon père.

A mon père et mentor M’buze Nsomi Lobwanabi, de qui j’ai reçu bien plus que je n’imaginais en découvrant mes racines ancestrales et en me replongeant dans la spiritualité de mes ancêtres. Botondi mingi papa M’buze… Ashé.

 

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