FEED BACK: CAMPUS CONGO IIIème EDITION (résumé des interventions)

Ce fut une sorte de rencontre aux sommets car j’y ai pu réunir une partie de la crème de la jeunesse congolaise active hors du pays avec sylvestre venu du Royaume Uni, membre important du Congolese Action Youth UK Platform, Patrick Mbeko,venu du Canada, il est auteur et penseur connue internationalement pour ses publications sur la participation des pays d’amérique du nord (surtout le Canada) dans les crimes en Afrique Centrale (RDC et Rwanda), Patrick Ifonge venu de France, un important catalyseur d’idées, co-créateur de la plate forme INGETA.COM et moi même votre serviteur…

Ce fut pour moi un moment très important car il est assez compliqué de pouvoir rassemblée tout un W-E des personnes comme mes trois frères cités ci-haut pour un événement comme celui-ci surtout lorsqu’on connait les défis et enjeux qui y sont associés.

De G. à D.: Sylvestre, moi, Patrick Mbeko et Patrick Ifonge

PATRICK IFONGE: Son intervention qui a duré à peu près deux heures portait surtout sur le renforcement de la communauté par un pacte sociétale, un contrat social entre membres de la communauté. 

« Une communauté n’est qu’une construction faite par la sélection des meilleurs. Elle est là pour réaliser des objectifs et pour cela il faut un contrat social entre ses membres…«

1) Il a dit que « Pour survivre il faut se protéger. Pour se protéger il faut construire un mur » et il rajoute « il faut se réapproprier ou reconstruire un Imaginaire qui nous est propre afin de résister aux assauts des ennemis de la communauté qui, eux de leur côté, construisent un imaginaire contre nous. Il entendait par là qu’il recréer une conscience collective et refonder notre socle idéologique commun car les africains sont à cheval sur deux sphères: le Pays et la Diaspora. Etant donné que ce sont les idées qui façonnent le monde, il est plus qu’urgent de savoir et de définir qu’elles sont nos idées à nous. une fois cette conscience collective construite, il faut la mettre en action, et la culture est ce qui permet le mieux d’agir dans ce sens.

2) Dans le cas de la Nation Congolaise, il faut arrêter de prendre l’urgence du moment pour l’essentiel, le plus important (élections), il faut d’abord implémenter un changement, créer une conscience, former une élite puis seulement penser à des élections.

3) il faut commencer par faire émerger des communautés économiques fortes. Dans quel corps de métier (dans le pays hôte) peut-on avoir de l’influence? Identifier là où on peut avoir de l’impact et coopter au nom de la communauté des personnes compétentes, les plus hautes possibles, dans ces corps de métiers, .

4) Il insista sur le fait qu’il faut enseigner la résilience, c’est-à-dire l’Art de Savoir Rebondir après un traumatisme et pour cela il recommande la lecture du livre « La Civilisation Bantu » de Tempels, le premier à avoir associé Philosophie et Bantu. ce livre fut d’ailleurs le premier de la maison d’édition Présence Africaine à sa création en 1949, ainsi que le livre « Le Viol de L’imaginaire«

5) Puis il fait un constat fort qui est que nous ne sommes pas vraiment une communauté (organisée) mais que nous sommes surtout une grande famille. Car nous ne sommes ni lié par un pacte idéologique, ni contrat social devant nous mener à des objectifs qui sont nôtres.

6) Il est urgent, selon lui, de créer des mécanismes qui cassent les stéréotypes et mettent en évidence notre tronc culturel commun, en tant qu’africain, car la tradition n’est pas une chose du passée mais une chose qui se construit dans le présent, et n’est pas forcément du passé.

Plusieurs autres points abordés ne pourront faire partie du débriefing car touchent des points précis en terme d’informations et d’idées uniquement à destination des personnes qui ont participé à cette édition.

PATRICK MBEKO: La présentation de patrick fut très ample et précise en terme de faits et d’idées. Il porta son intervention sur la démystification de ces idéologies socio-politiques qui ont pour but de nous impressionner et donc nous garder servile en tant que communauté mais aussi en tant que nation.

1) Les gens n’ont pas besoin d’être impressionné, ils ont besoin de comprendre les choses. Il faut démystifier les enjeux, les rendre compréhensible à tous. Notre défi parle du rôle de l’Intelligentsia. celle-ci est malheureusement formatée par un discours d’asservissement bien rôdé.

2) Les systèmes dominants comme l’Occident crée en leur propre sein de la dissidence pour s’auto légitimer mais en accord tous sont en accord sur le fond. Il faut référence aux courants politiques (libéraux, humanistes, socialistes, nationaliste, populistes, etc…) qui bien que démarqués au niveau des opinions publiques, les masses populaires, ont souvent un même discours, une même ligne directrice sur les enjeux importants touchant à leur sécurité socio-économique mais aussi à leur politique étrangère et aux intérêts des multinationales et de la finance internationale.

3) La seule manière de changer le ou les systèmes depuis l’intérieur est déjà de les comprendre en profondeur, d’utiliser nos propres outils pour l’impacter. Autrement, ce sont les outils de ces systèmes,spécialement conçus pour la pérenniser qui finiront par nous tuer (au sens propre comme littéraire).

4) Il faut que les aînées arrêtent de croire qu’ils sont en concurrence avec leurs cadets. autrement il y a guerre interne (guerre dans la société civile) qui détournent et dispersent les moyens humains, matériels, psychologiques et financiers, là où les ennemis de la communauté font des prouesses pour rassembler leurs moyens humains, matériels, psychologiques et financiers contre cette dernière.

Puis nous avons abondamment aborder les questions des stratégies à soutenir et celleq à créer pour renforcer la communauté en terme d’initiatives pour ne plus subir le rythme des systèmes qui la combattent.

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