ELECTIONS BELGES 2014: aux futurs candidats d’origine africaine

Nul n’ignore les élections à venir en Belgique et en Europe au courant de l’année 2014. Des élections qui verront des électeurs se choisir leurs représentants locaux, fédéraux et européens en même temps. Et dans cette course, plusieurs élus belges d’origine africaine se présentent afin de faire valoir leurs idées, leurs projets et surtout défendre ce qu’ils estiment juste et en accord avec leur idéologie politique.

N’ayant pas d’étiquette ni plus aucune attirance pour un quelconque parti politique belge depuis 2009, je me positionne en fonction de ceux qui font des choses concrètes, mesurables, tangibles, visibles pour la communauté à laquelle j’appartiens ou pas. Cette dernière fait face à des défis dont certains sont déjà depuis des années résolus pour les autres communautés allochtones de la Belgique: les Marocains et les Turcs pour ne citer qu’eux.

QU’A-T-ON FAIT DE LA COMMUNAUTE AFRICAINE?

Il fut un temps, ceux que je qualifiai de porte-drapeau ou d’attrape-voix politiques (dont certains le sont encore) agissait comme des petits soldats de plomb pour ne pas dire de pions dont la mission était de capter les voix pour tel ou tel parti politique, essentiellement dans la sphère francophone (Wallonie et Bruxelles). La multiplication des candidats d’origine congolaise ou africaine de la part des partis politiques traditionnels de ce pays (francophone surtout) était devenue comme une « religion ». chacun avait besoin de son « candidat de la diversité » ou « candidat issus de l’immigration » etc… Les termes beaux et mignons ne manquaient jamais… Pour certains, aux dernières élections, n’ayant jamais eu d’ambition politique, se sont vus bombarder candidat pour la liste de monsieur x ou y appartenant à tel ou tel parti et ce, comme dit ci-dessus, dans le but de capter les voix et disperser la diaspora.

C’est ainsi que j’ai vu des personnes sans envergure politique ni même projet devenir « candidat », le sourire clinquant sur des affiches, recolter des centaines de voix. Une stratégie dont le but est simple: diviser la communauté et l’empêcher de mises sur UN GROUPE de candidats (peu importe leurs partis) mais aussi réduire nos possibilités à porter un seul projet socio-économique important et emblématique pour la communauté dont je suis membre actif et engagé.

QUE VEUT LA COMMUNAUTÉ AFRICAINE?

Le constat étant (facilement) fait, il est important de mettre en avant, surtout pour les nôtres, ce que nous voulons. A ce stade, les choses sont devenues simple pour moi. Nul besoin de mille et un projet à porter haut en tant que communauté mais surtout par ceux des nôtres qui sont dans les partis politiques belges. Nous avions des tas de projets avant, du moins pour ceux qui en attendaient de nos élus d’origine africaine, ça allait de l’assurance de toucher des subsides pour les associations, au lobbying pour une mise à de l’enseignement de l’hisitoire de la Belgique dans laquelle la colonisation devait être enseigner avec un point de vu humaniste mais surtout « vu des conngolais/africains », etc…

Il y a eu dispersion, c’est vrai. Mais ça, c’était AVANT! Grâce à mes différentes rencontre avec d’autres structures et acteurs associatifs, jeunes entrepreuneurs et individus via des rencontres et réunions dont celle du Collectif MEMOIRE COLONIALE & LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATION dont mon association BANA MBOKA est membre, une chose importante, et la plus pertinente pour moi, est désormais à mettre en avant, si pas la seule: avoir désormais notre Centre Culturel Africain à Bruxelles.

Et contrairement à ce que certains petits esprits pessimistes, négrophobes, xénophobes ou autres africains afro-pessimistes pourraient en penser, il ne s’agit pas d’aller quémander de l’argent pour en construire ou en acheter un, car les bâtiments nous les avons déjà. et il ne s’agit pas non plus de quémander de l’argent pour faire les travaux dans ces bâtiments car les travaux sont déjà en cours.

Tout soutien du public ne viendrait que en appui à ce qui existe déjà et qui est déjà entrain de se faire par, pour et avec les africains de Belgique représentés par les associations membres du collectif mémoire coloniale et sympathisantes. Mais comme l’a fait remarqué mon frère Calvin Soiress Ndjall lors de la rencontre que nous avions eu le 14 septembre et appuyer par notre ainé Billy Kalonji « les subsides nous y avons droit comme tout citoyen porteur d’un projet socio-culturel et ayant payé ou payant ses impôts dans ce pays ». Cependant ma ligne idéologique est plus proche de celle de mon aîné Malamnie Fadiaba de ne pas chercher à avoir recours aux aides financières publiques afin de ne dépendre et surtout de n’être pas soumis aux pressions et chantages qui peuvent découler de l’obtention d’un subside pouvant nuire à ta liberté d’action d’une structure. Chose que j’applique déjà depuis 2010 avec l’association BANA MBOKA.

Mais vivant et ayant payé des taxes et impôts (pas les moindres d’Europe) à l’Etat Belge, je comprend tout à fait l’argument de ceux voulant y avoir recours pour permettre à la communauté qui est la nôtre d’atteindre ses objectifs, son objectif majeur: avoir son centre culturel.

POUR UN CENTRE CULTUREL AFRICAIN?

c’est une question que j’entend venir de loin déjà. Une question que personnellement je trouve saugrenu et stupide car demande-t-on à une personne vivant hors de son pays d’origine si il a besoin d’un espace où se rencontrer avec les siens dans un cadre qui leur est propre, faisant des activités qui sont propre à leur culture d’origine voir culture TOUT COURT!

Ce Centre Culturel Africain est névralgique car de la résolution de ce problème naîtra des solutions pour plusieurs autres:

– Localisation des cours de langues congolaises (et aussi autres langues africaines) par l’asbl KILISWATHI

– Localisation administrative pour les associations en mal de moyens financiers pour louer des locaux chers

– Salles pour des événements culturels à bas prix pour les associations africaines membres (ou pas) du Collectif Mémoire Coloniale

– Localisation d’initiatives en faveur de nos cadets (école des devoir), de nos aînés (cercle de discussion)

– Un centre médical avec des prix avantageux pour les plus démunis des nôtres

– Salle polyvalente et multimédia

– Une mini bibliothèque consacrée à la littérature africaine ou traitant de l’Afrique

– Local pour les médias (presse écrite, télé, radio, web média) de la communauté africaine

Le rôle des élus belges d’origine africaine serait de contribuer, par leurs réseaux de connaissance privées, professionnelles et politiques, à la réalisation de ce projet phare à multiples facettes. Surtout pas en paroles ou en promesses (électorales), chose dont nous en avons plus qu’assez! Mais pas des actions avant et surtout de préférence APRES les élections et peu importe que les uns ou les autres aient obtenu de bons scores ou pas aux élections. Car nous ne voulons pas de ‘élus « Yoyo » ou « Candidat à l’engagement variable » incapables de TENIR leurs promesses et HONORER leurs engagements.

Ceci est une lutte sur le long terme, une cause noble et louable dans laquelle nous n’accepterons pas, du moins selon mon point de vue, aucun comportement de « Syndrome du Colonisé » ou « Syndrome de l’Intégré » pour qui l’obtention d’un avantage social, professionnel, affectif ou administratif doit lui faire faire ou dire des inepties, des absurdités en contradiction avec les objectifs et projets qui sont les neutres, à l’instar de cette conseillère communale d’un parti de la droite libérale belge francophone qui s’est fait connaitre part ses paroles déplacées et ses « objections » incompréhensibles sur des propositions en rapport avec des projets défendues et portées par la communauté et ses associations.

Nous ne laisseront plus faire ou dire n’importe quoi sur ma communauté, ses projets, ses membres (même ceux qui ont fauté dans une certaine limite) et ses représentants. Ceux, parmi les nôtres, qui voudront s’amuser à marcher sur l’honneur et les projets de notre communauté et par de même plaire à une masse électorale blanche pour atteindre leurs objectifs politiciennes égoïstes doivent s’avoir que nous ferons en sorte de briser leurs rêves d’ascension politique selon la nuisance qu’ils auront apporté dans notre Grande Famille Africaine et Afro-descendante vivant en Belgique.

Vous avez des projets en tant que potentiel candidat d’origine africaine? alors prenez contact avec les acteurs et leaders de la communauté africaine de Belgique. Car votre première base électorale est celle dont vous êtes issue sauf si faisant comme certains, vous reniez vos racines pour plaire à « BABA KOUMANDA ».

 

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