Co-Créer avec le MRAC: autonomie financière et liberté d’action (débat ouvert)

Sur la question de la collaboration ou co-création entre le Musée de Tervuren (MRAC), dont il a été question lors de la rencontre du2 septembre 2017 à Bruxelles intitulée « Repenser la collaboration MRAC – Les communautés africaines de Belgique », initiée par le COMRAF, avec le directeur du musée, Mr Guido Gheyseels, le directeur des services orientés vers le public, Mr Bruno Verbergt, je reste assez interrogatif dans la mesure où, comment pense-t-on pouvoir atteindre l’objectif de devenir influent au sein de ce musée si ceux qui doivent faire le « inside job » dans les intérêts de la communauté sont rémunérés par le même musée: la partie « adverse »?
 
Je veux dire, face aux lobbys des anciens coloniaux, sans parler des archives et documents (géologiques) sensibles dont ce musée dispose, peut-on vraiment croire que nous pourrions infléchir les choses jusqu’à pouvoir décider sur des matières importantes et sensibles si, ces mêmes personnes travaillant pour les intérêts de la communauté sont aussi rémunérées par le Musée?
 
Je me pose la question car un moment, les rapports de force du nombre et de l’argent restent les seuls valables. Mais même en ayant un nombre suffisant, nous pourrions être handicapés par un trop grand nombre des nôtres rémunérés par le camp adverse.
 
La question de l’autonomie financière… La question d’une indépendance financière, la question centrale de la création d’un « fond africain » financé (sujet discutable et sensible) par un pourcentage des revenus des collections du musée (en Belgique ou à l’étranger).
 
D’une manière où l’autre, il FAUDRA arriver à ce que cette question centrale trouve une réponse réaliste car on ne peut pas continuer à dépendre de celui à qui on demande des changements de son mode de fonctionnement tout en continuant à nourrir son fonctionnement de nos idées.
 
Avoir de l’audace, consiste à prendre la partie adverse de court en allant là où d’autres ne sont pas encore allés avant. En disant ce que d’autres n’ont peut-être pas encore oser dire, en échafaudant des modes de fonctionnement que d’autres n’ont peut-être pas encore imaginés.
 
Co-créer avec le MRAC? Oui mais à quel prix? Avec quel moyen? Avec quelle liberté de mouvement et d’action?

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