Du « Black Lives Matter » au « Black Money Matters »

Ce samedi 5 août 2016, à Bruxelles, l’association BANA MBOKA que je préside, a organisé unerencontre sur le thème de la « Création de Richesse, Autonomie Financières et Outils Bancaires dont l’excellente qualité des intervenants à fait l’unanimité auprès du public.

Je l’avais déjà dit et je le redis chaque fois que je peux: nous ne pouvons plus nous contenter à être dans la revendication et encore moins à chercher à imposer certaines exigeances, même de l’ordre du symbole, à un pays, un peuple qui est chez lui. Si nous voulons être écouté, respecté et consideré comme une communauté avec laquelle on ne joue pas lorsqu’arrivent les élections et leurs lots de promesseuses falacieuses et parfois, je le dis honnêtement, imbéciles et infantilisantes, il nous faut utiliser le levierde pouvoir primaire à disposition de toute communauté qui se veut forte, viable et respectée: disposer d’un tissu économique qui nous permet d’avoir les moyens de nos « revendications ». Et je dirai même, une fois qu’on devient puissant, les revendications nous ne les crierons plus dans la rue, sur le net, les réseaux sociaux et dans les cafés ou à faire des mémorandum.

Il y a deux choses qui pourrissent la communauté: la dépendance et la peur

1- La dépendance: le reflexe de toujours vouloir travailler pour l’autre, enrichir l’autre, lui donner notre capitale pour lui permettre de plus s’enrichir encore. Et quelque part ce n’est pas la faute de l’individu mais du groupe, de ses aînés, de ses parents pour qui leur modèle de réussitte équivaut à: faire des études, trouver un job, acheter un bien privée comme une maison. Or on ne se rend pas compte qu’on continue à fournir aux autres communautés, celles qui détiennent les rouages économmiques du pays, la main d’oeuvre pour continuer à s’enrichir. Et je ne parle pas de cette maladie qui consiste à créer des asbl pour un projet qui à la base se doit être une société génératrice de revenue donc enrichissant la communauté par la création de richesse, d’argent.

2- La Peur: Ici on est dans un cas typique d’aliénation mentale. On se limite, on se cantone soit même dans des postures de renfermement pour ne pas devoir tenter de faire autre chose que ce qu’on l’on a l’habitude de faire. On ne veut pas essayer de se lancer car on craint l’échec, or l’échec n’est pas une défaite mais une leçon de la vie pour avancer et faire mieux. Oui, il ya une grosse peur, celle de ne pas s’enrichir rapidement, dans l’année même, or, s’enrichir demande de la patience, du temps et une stratégie de développement liée à une bonne gestion de ses ressources et de ses bénéfices.

CONSOMMER AFRO, OUI MAIS…

Oui mais ça ne suffit pas, car si c’est pour consommer afro en achetant des produits provenants de producteurs qui ne sont pas afro, ça ne sert à rien. Il faut de venir producteur des biens que nous consommons. Question: est-ce que les turcs achètent les ingrédients alimentaires de leur restaurants rapide chez des belges? Non, ils les achètent chez des turcs: légumes, sauces, pains, viandes, boissons. Et ces turcs sont souvent producteurs des biens en questions, c’est à dire, ils proviennent de fabricants turcs ou de grossistes turcs ou de détaillants turcs comme pour les boissons Coca, Fanta mais ils vendent aussi des boissons « soft drink » turcs, dont fabriqués en Turquie.

Nous africains, congolais, comme un des intervenants l’avait dit, nous aimons manger de la chèvres, du poulet, etc… dans nos restaurants mais avons nous au moins un élevage de ces animaux là ici en Belgique? Non. alors d’où viennent ces viandes? Producteurs autres, pas un seul dans la communauté afro. Alors là est un défi: créer une structure qui s’occuperait de « produire » et transformer de la viande par exemple. Mais on peut adapter ce modèle aux autres secteurs de consommation comme l’habillement, le transport (voyage avion), coiffure, etc… Il nous faut devenir nos propres fournisseurs, grossistes et détaillants.

CIBLER LES BESOINS DE LA COMMUNAUTE

Avant de nous lancer dans une aventure d’entrepreunariat, poussez par le zèle de début, il nous faut savoir quel sont les secteurs les plus importants dans lesquels la communauté consomme le plus et ou des besoins se font sentir en terme de services et expertise. Avoir et connaître nos propres acteurs économique nous permettra de mieux gérer la distribution de richesse dans la communauté car l’argent tournera un bon nombre de fois avant de sortir de la communauté. Il ne faut pas faire pour faire, ni faire pour copier l’autre car là aussi, on copie l’initiative, mais on ne copie pas la rigeur économique et la vision de l’autre car ces choses ne s’affichent pas sur de mots.

UNE BANQUE AFRO OU EN BANQUE AFRICAINE?

Clairement la solution d’une banque afro, localisée en Belgique, est à exclure définitivement. Les lois et les charges étant lourdes, il nous faut nous tourner vers les banque détenue par des africains en Afrique mais avec des filiales en Belgique ou France. C’est à dire que grâce à ces banque, on peut faire des transactions financières sur base de la richesse qu’une affaire lancée en Afrique et dont l’argent a été placé dans le compte en Afrique, nous permet de retirer en Europe sans avoir déplacer l’argent physiquement d’un territoire à un autre. De plus, certains mécanismes pas du tout connu du commun des mortels permet de pouvoir emprunter dans le cadre d’une entreprise ou d’un projet sans devoir rembourser le prêt de manière « classique » grâce à un montage financier particulier fortement déjà utilisé mais peu connu car nos banquiers ne nous en parlent pas et ne chercheront pas à nous le faire savoir: la garantie bancaire, ou la lettre de créance bancaire. Des montages financiers qui permettent par exemple d’obtenir un prêt de « x »montant et de ne le rembourser qu’au bout de dix ans et un jour. Il y a la possibilité aussi en injectant une partie de ses bénéfices dans le social de jouir d’exemption conséquente en terme d’impôts. Je donne juste quelques élements d’informations pour susciter votre curiosité en attendant la vidéo de la conférence qui sera publiée.

RESUME

Notre objectif est simple, nous connaissons les secteurs d’activité dans lesquels nous dépensons beaucoup. Alors, créons nos propres business dans ses secteurs et consommons ce que nous produisons. Puis pensons à utiliser les mécanismes financiers, déjà utilisés par d’autres communautés pour permettre à leurs entreprises de s’enrichir mais tout en ayant un soutien d’une banque africaine ayant des succurcales ici pour y placer la richesse générée en Europe mais aussi grâce à qui nous pourrons obtenir des prêts hors d’Afrique sur base de biens en afrique placée comme garantie bancaire monétisée et bloquée sous forme de cash par la banque en Afrique.

Ainsi nous allons créer un système autonome de création de richesse nous donnant une autonomie financière tout en bénéficiant du soutien d’une banque africaine lorsque ceci sera nécessaire pour en projet.

Ceux qui nous oppressent depuis des siècles ne comprennent que DEUX languages: celles des armes (bonne chance à ceux qui tout en vivant en Occident pensent pouvoir vaincre l’Impérialisme chez lui) et celle de l’argent. Il nous faut arriver à un point où sans sortir dans la rue et crier à « l’injustice » d’user du pouvoir économique de la communauté, préalable au respect et à l’engagement politique des gens de la communauté. Or sans cette base, ceux qu s’engagent s’exposent à devenir soit des Porteurs de Valise, ceux qu’on envoi en première lignes se prendre la colère de la communauté pour ensuite faire rapport, soit des Pots de Fleur lors des campagnes électorales, toutes dents blanches dehors et en dernier ressort, les Gens de Maison, les plus minables et les plus inutiles la communauté, ceux qui ne servent à rien et même, je dirai plus, servent à détruire la communauté de l’intérieur tel un mercenaire qu’on envoi dans sa patrie commettre des crimes.

Une dynamique économique est en marche, elle va se faire avec ceux qui sont conscients qu’on a plus le temps de jouer à se tirer dans les pattes, faire la course à la notoriété, à la visibilité, ni se livrer la prostitution idéologique en servant d’attrape voix pour des parties en vue des élections de 2018. Les personnes conscientes et entreprenantes dans la communauté sont dans un mouvement concret de mise en place d’action qui seront tentées ici et là, de manière discrète et reflechie sans chercher ni subside ni prêt de banque traditionnelles. Non, nous allons prendre pour modèle nos systèmes économiques ancestraux, les adapter à notre temps et financer nos initiatives.

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