23 janvier 2015: ce n’était qu’une bataille de gagnée

Le peuple a parlé, le peuple a marché, le peuple a payé le prix et le sénat a écouté. Nous nous réjouissons de cette première victoire mais nous ne perdons pas de vu l’objectif principale qui est le respect de l’actuelle constitution qui n’autorise pas un troisième mandat mais aussi la chute de régime ET du système Kabila.

Pourquoi je fais une distinction entre le régime et le système c’est parce que l’un n’est pas l’autre mais que l’un peu survivre et l’autre pas si Kabila venait à tomber.

REGIME KABILA

Ce régime, à l’instar de ses compères ou de ceux qu’il a copié, est avant tout tribaliste. Lors de la chute de régime Mobutu, Laurent Désiré Kabila avait affublé les ressortissants de la province de l’Equateur du code « 32 ». Un code qui visait à stigmatiser, pauperiser et opprimer les ressosrtissants de la province de l’Equateur car ils auraient tous bénéficiés des 32 ans de pouvoir du feu président Mobutu et que c’était désormais le tour des Katangais ou Swahiliphone de règner.

Mais l’on a vite fait de constater que les tares dont on reprochait le régime Mobutu sont les mêmes que l’on voit en action depuis 1997: tribalisation des postes à responsabilité, corruption, appropriation (par la force ou la menace) de biens privés et étatiques, détournements de fond, prédation pour le compte d’entreprises étrangères, etc…

Le régime Kabila ne pourra pas survivre à la chute de ce dernier car comme toujours, les membres du clan « kabiliste » quitteront le pays, abandonnant leurs responsabilités et fonctions. Du coup, ce régime n’aura plus aucune main mise sur les affaires interieures du pays et ses anciens « dignitaires » seront très vite remplacés, donc le regime sera tombé et ne se relevera pas. Et je ne parle pas des chasses à l’homme qui seront lancés contre les uns et les autres dans le pays et à l’exterieur. Car contrairement au régime Mobutu, le régime de Kabila a été dans des excés incroyables en terme de gestion, de protection de l’intégrité territoriale et du respect des lois nationales voire même du droit internatioonal.

LE SYSTEME KABILA

Ce système n’est pas à proprement parlé de « kabiliste » ou dépendant de Kabila. En terme de sysyème, Kabila n’est qu’un habillage, un rouage de la machine dont le cerveau moteur est hors du pays. Ce système est piloté depuis l’exterieur, ce système prend ses appuis à l’extérieur et se système survit grâce aux soutiens exterieurs que ce soit en terme d’armement et soutien militaires, de fraude, de lobbying etc… Le système KAbila n’est qu’une version mise à jour du système Mobutu qui lui même à découulé du système colonial belge avec quelques tentatives plus ou moins reussies remodelage identitaire.

Ce système prend donc ses principaux appuis à l’international: dans certains pays limitrophes d’Afrique et au-delà, en Europe et en Amérique du Nord. Les livres du frère Patrick Mbeko contiennent des informations capitales pour comprendre les ramifications qui tiennent ce système. Comprendre ses ramifications permet de saisir les enjeux et les balais diplomatiques qui se font parfois à certaines periodes lorsque des évenements majeurs se préparent.

QUE DOIT FAIRE LE PEUPLE

Dans tout çà, surtout lorsque l’on prend conscience des appuis extérieurs du système, on pourrait ^tre tenté de se dire que l’on est impuissant et qu’il nous sera impossible de débouloner ce régime et casser la dynamique du système. Laissez moi vous dire que c’est possible mais que celà prend du temps ou du moins demande une préparation des élites, des masses et de la diaspora avec des objectifs à court, moyen et long terme.

L’outil le plus important dans cette lutte est la connaissance et la communication. La connaissance des enjeux nationaux et internationaux, des stratégies de l’adversaire, des moyens à mettre en oeuvre pour contrer l’advrsaire et lui imposer votre rythme pour le soumettre par un compromis à votre avantage ou l’écraser purement et simplement. La communication est le vetcteur de coordination et de soutien du moral de la masse. Raison pour laquelle, il y a eu coupure stupide d’internet et des télécommunication durant la révolte congolaise que j’appellera la Révolte de Janvier. Ils ont retenu la leçon de la mobilisation de 2011 et se sont adapté en coupant les télécommunication. Mais cette décision a eu un impact des plus négatif sur l’économie nationale et la confiance des investisseurs.

Donc le régime à subit une triple défaite durant cette bataille du 19 janvier:

1- Incapacité à maitriser les foules, même avec des armes, pulsation meutrière de ses officiers hauts gradés donnant des ordres de meurtre contre des civils non armés.

2- Echec au sénat sur l’article 8 de la loi électorale, exigeant un recensemment comme préalable.

3- Révélation de son amateurisme en terme de capacité de l’Etat à la protéger l’économie nationale à cause de la coupure irreflechie d’internet et des télécommunication sur l’ensemble du territoire national.

LE JOUR D’APRES

Nous nous sommes réjouis mais nous gardons les pieds sur terre car le combat n’est pas finit. Ce que nous devons exiger maintenant c’est le retrait pur et simple de l’article 8, la publicatioon du calendrier électoral dans les plus bref délai.

Un coup de force est encore à prévoir de la part du régime, comme je l’ai stipulé dans mon précédent article, ainsi que du système. Car aucun des deux ne voudra laisser le pays entre les mains d’un peuple qui voudra s’auto déterminer et élire les autorités qui correspondent à ses attentes. Il y a donc bel et bien une stratégie à mettre en place, où du moins qui est déjà en place. Car selon un de mes ainés avec qui j’en ai parlé, l’expert en géopolitique Jean-Jacques Wondo, les populations ont su tenir tête aux forces de l’ordre car s’étaient organisés en plusieurs groupes autonomesce qui a fait que les forces de l’ordre étaient débordées dés le premier jour. N’eusse été l’usage des armes, comme dans toute dictature qui se respecte, Kinshasa serait tombé, le gouvernement aurait, non pas démissionné car seul les courageux démissionnent, mais chacun de ses membres se serait enfuit les uns à Brazza, les autres dans les ambassades de leurs pays d’adoption.

QUE SE PREPARE-T-IL POUR FIN 2015

Il y a, à la vue de l’humiliation qu’à connu le régime Kabila, deux scénarios:

1- Si élection il y a: une fraude massive avec pour point d’appui les congolais de la « diaspora ». J’entend par « diaspora » surtout nos concitoyens vivants dans les pays limitrophes comm ele Rwanda et le Burundi. Certains sont réellement congolais mais d’autres le deviendront par magie et l’on verra par les chiffres du nombre d’électeurs votant à partir de ces pays là une soudaine grande diaspora contrairement à celle en Occident qui, selon mes informations n’attendra jamais le nombre de ceux qui sont réfugiers en Afrique centrale. Et par ce stratégème là, le régime pourra se vanter d’avoir eu des appuis dans la diaspora et fera valoir les chiffres en disant que la plus importante diaspora est celle dans les pays limitrophes.

2- si il n’y a pas élection: ans ce cas-ci on en revient à ma prédiction du chaos organisé et planifié dont le but sera d’établir l’Etat d’urgence et de dissoudre le parlement et le sénat. Ce qui permettrait de maintenir le pouvoir le temps que la « guerre civile » soit passée, qu’un gouvernement de technocrate avec des ministres provenant de la majorité, de l’opposition et de la diaspora soit formé et qu’une nouvelle constitution soit rédigée. Ce qui permettrait de remettre les compteurs à zéros donc une chance pour le « Raïs » ou un de ses poulains de se présenter.

N’oublions pas ceci, le régime tient à sa survie et fera tout pour se maintenir. Une fois que nous avons saisis ce que celà implique, il nous faut agir en conséquence « par tous les moyens nécessaires » pour que celà n’arrive pas.

ROLE DES ELITES

Qu’ils soient du milieu politique, religieux, artistique, éducatif ou économique, les leaders d’opinions se doivent de descendre aussi dans la rue avec le peuple ou alors les appeller à se faire entendre, à joindre le mouvement général de conntestation afin d’abattre unne fois pour toute le mur de la peur qui retient beaucoup encore dans leurs maisons. J’imagine le cardinal Mosengo dans la rue en première ligne avec les manifestants en se rendant au palais du peuple. L’armée osera-t-elle tirer? la Police osera-t-elle faire usage de ses balles à blanc ou autres lacrymogènes? si celà se produit, il faut s’attendre à des dissensions profondes au sein des forces de police et même de la majorité présidentielle. Ces dissensions auront le « mérite » de provoquer des mutineries dans les camps militaires et la descente de l’armée régulière au côté du peuple pour chasser le régime et sa milice appellée Garde Présidentielle alias « Bana Mura ».

Mais pour celà, il faut que tous se mobilisent et que tous s’impliquent, à différents degrés certe mais une implication concrête et massive. de ce rassemblement viendra la Révolution et le renforcement de la cohésion nationale entre les leaders et le peuple, entre les forces armées et la société civile. Oui, c’est possible.

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